Sélectionner une page

Nous sommes très nombreux.ses, à s’appliquer tous les jours des produits sur notre visage ou notre corps. Que ce soit du maquillage, des crèmes, du parfum, des gels douche ou bien même du shampooing, nous en utilisons tous au moins une fois par jour. Mais savons-nous réellement ce qu’il y a dans nos cosmétiques ? Qu’est-ce qui les compose ? Comment éviter les produits dangereux ? Je vais essayer de vous aider à y voir plus clair grâce à cet article.

 

A – LA COMPOSITION DES COSMÉTIQUES

Il faut savoir que la plupart des cosmétiques sont des mélanges de 2 phases :

  • la première est aqueuse, c’est-à-dire de l’eau, du jus,
  • la deuxième est grasse, comme par exemple des huiles végétales.

 

Pour pouvoir mélanger le tout, il faut un émulsifiant (c’est un peu comme un œuf pour faire de la mayonnaise).

Pour finir, on ajoute des colorants, des conservateurs, des parfums… Cette composition est basique et identique pour des cosmétiques aussi bien bio que conventionnels.

Ce qui va différencier le tout, ce sont notamment les origines des ingrédients. Faites attention à ne pas faire l’amalgame entre chimique et nocif.

 

B – LES INGRÉDIENTS A EVITER

 1 – Les huiles minérales

Les huiles minérales sont des dérivées de la pétrochimie. Ce sont des corps gras.

Les huiles sont hydratantes mais elles sont un désastre pour l’écologie.

 

2 – BHA

Cet ingrédient se retrouve notamment dans les produits hydratants ou le maquillage. Il est suspecté d’être cancérigène et d’interférer avec certaines fonctions hormonales. Il est utilisé comme conservateur dans les rouges à lèvres par exemple. Lorsque l’on utilise des produits contenant du BHA, on peut également être victime d’allergie. Il est également nocif pour les poissons et la faune.

 

3 – Les colorants

Il existe des colorants dérivés du goudron de houille. Essayez d’être prudent.e par rapport aux colorants identifiés par les lettres « CI » suivi de 5 chiffres. La P-Phénylènediamine est utilisée dans certaines teintures pour cheveux. Les colorants pourraient être cancérigènes et contenir des métaux lourds toxiques pour le cerveau.

 

4 – Ingrédients liés au DEA

Le COCAMIDE DEA et LAURAMIDE DEA sont des ingrédients qui se retrouvent dans les crèmes et les produits moussants comme les shampooings par exemple. Ils peuvent réagir avec d’autres substances et devenir cancérigènes. Ces ingrédients sont nocifs pour la faune.

 

5 – Les parabènes

Restez prudent.es avec tous les ingrédients qui se terminent par « paraben ». Ils sont utilisés comme des conservateurs. Ils sont considérés comme des perturbateurs et pourraient notamment interférer avec certaines fonctions reproductrices aussi bien chez les femmes que chez les hommes. On estime qu’entre 75 et 90% des cosmétiques en contiennent. Les parabènes pénètrent facilement dans la peau et ils pourraient même être nocifs au point d’être cancérigènes.

 

6 – Les parfums

Les parfums peuvent provoquer de l’asthme, des irritations ou des allergies chez certaines personnes, car c’est un mélange de produits chimiques. Une étude concernant les personnes asthmatiques a montré que les parfums et eaux de cologne pouvaient déclencher des crises d’asthme chez presque 3 sujets sur 4. Certains parfums peuvent même contenir des substances cancérigènes et créer des intoxications des neurones. Ils sont également très nocifs pour l’environnement.

 

7 – Le Triclosan

C’est un ingrédient qui se trouve dans les dentifrices, le savon, les désinfectants… Ce sont généralement les produits antibactériens qui en contiennent. Il est aussi utilisé comme conservateur. Le Triclosan pourrait interférer avec certaines fonctions hormonales mais il pourrait également contribuer aux problèmes de résistances de certaines bactéries à des antibiotiques. L’Union européenne l’a classifié comme étant un irritant de la peau et des yeux car il est qualifié de très toxique pour les poissons et la flore aquatique.

 

Si vous souhaitez approfondir vos connaissances sur ce sujet et apprendre à fabriquer des cosmétiques végétaux maison, jetez un coup d’œil à ce livre :

Sources : Slow-cosmetique.org, davidsuzuki.org
Partager cet article