Oser se toucher l’un l’autre grâce au tango : expérience en Palestine

Yannick Allen-Viullet et Nancy Lavoie abordent le contact physique en tango devant des Palestiniens, âgés de 18 à 24 ans, à Jénine. Crédit photo : Amélie Boutin.

Être tactile au quotidien sans en voir forcément de mauvaises intentions : que cela soit selon votre personnalité ou même votre culture, vous n’êtes pas forcément à l’aise avec ça.

En parlant avec des Américains, beaucoup me disent qu’ils trouvent plus intime de faire la bise à la française à n’importe qui que de faire des hugs (câlins ou accolades) qu’ils font quotidiennement pour se saluer.

Et là où pour certains, il faudra braver ses principes pour oser toucher l’inconnu, c’est la danse en couple.

 

Du Québec à la Palestine

QUÉBEC, Canada – Yannick Allen-Viullet a découvert le tango argentin, l’une des danses les plus sensuelles du monde, lors d’une initiation dans le cadre scolaire : “ça m’a attisé la curiosité puis en voyant des spectacles, j’ai tout de suite voulu prendre des cours et je n’ai jamais arrêté depuis.“, se souvient-il.

Alors qu’il ne pratique le tango que depuis trois ans et demi, sa partenaire Nancy Lavoie, directrice de l’école Avenue Tango à Québec, lui a offert une opportunité de taille : celle d’enseigner le tango à des jeunes âgés de 18 à 24 ans en Palestine.

De retour de cette expérience, j’ai rencontré Yannick Allen-Vuillet. Il m’a raconté le défi de faire danser ensemble des hommes et des femmes, qui n’ont pas l’habitude de se toucher l’un l’autre.

 

Le projet Tango Nomade a offert des cours gratuitement dans deux villes : Jénine, ville conservatrice et de religion essentiellement musulmane, et Ramallah, où la mixité religieuse et internationale est plus présente.

Regardez Yannick Allen-Vuillet danser dans l’un des salons de tango de Québec, Le Drague :

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