Papus, le « Balzac de l’occultisme »

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Le nom de Papus vous dit quelque chose ? C’est normal.

Papus, de son vrai nom Gérard Encausse, a été l’un des chefs de file de l’occultisme français, à la fin du XIXème siècle et au début XXème siècle.

Cofondateur de l’Ordre Martiniste, il a écrit près de 160 ouvrages et articles.

 

 Gérard Encausse est né en Espagne en 1865. La famille Encausse a rapidement rejoint Paris.

Après son baccalauréat en sciences en 1892 et son doctorat en médecine décroché en 1894, Gérard Encausse a exercé la médecine, tout en plongeant son esprit dans le grand livre de la  Connaissance.

Il faut dire que ce jeune homme était curieux de tout.

Gérard Encausse a engrangé une foule d’informations sur la science, la spiritualité, l’ésotérisme, l’occultisme. Il n’était jamais rassasié.

À cette époque, le jeune homme a notamment découvert l’œuvre de Louis Lucas (1816-1863), qui  l’a initié à l’alchimie.

 Le travail  d’Eliphas Lévi (1805–1875) lui a ouvert les yeux sur le fait que l’univers physique n’était que la partie visible du monde.

 Gérard Encausse s’est présenté peu à peu comme un être « inspiré », un expérimentateur, un savant.

Il est entré  dans de nombreuses organisations initiatiques telles que le Martinisme d’Henri Delaage en 1882, l’Ordre Kabbalistique de la Rose-Croix en 1888, la Franc-Maçonnerie…

 Gérard Encausse est devenu Papus

Gérard Encausse voulait aller plus loin, plus haut. Il souhaitait lutter contre le scientisme de l’époque.

Pour parachever son image, Gérard Encausse s’est fait appeler « Papus », un nom emprunté à un esprit du Nuctaméron, d’Apollonius de Tyane.

Le personnage était enfin créé. Papus pouvait briller en société.

Il était un orateur apprécié. Il a multiplié les conférences.

 

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De fil en aiguille, Papus  a pris la plume. Il avait des choses à expliquer, à transmettre.

Il a publié son premier ouvrage à l’âge de 22 ans. Et il n’a plus arrêté.

Parmi ces titres les plus importants, citons «  Traité élémentaire de science occulte » (1888),  « La Kabbale » (1892), « Traité élémentaire de magie pratique » (1893), « Les Arts divinatoires » (1895), « Martinisme et Franc-Maçonnerie » (1899), « Le Tarot divinatoire » (1909), « La Réincarnation » (1912)…

Son œuvre a été abondante et  protéiforme. Papus a été surnommé « le Balzac de l’occultisme ».

Avec son physique impressionnant, et son œuvre prolixe, le parallèle était facile à établir…..

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Fondation de l’Ordre Martiniste

Papus s’était initié au Martinisme d’Henri Delaage dès ses plus jeunes années.

Celui-ci reposait sur une initiation orale donnée à Henri Delaage par son propre grand-père, Monsieur de Chaptal.

Papus a rencontré un certain Augustin Chaboseau, lui aussi médecin et disciple de Saint-Martin. Ils ont échangé sur leurs initiations respectives.

Toujours en avance sur son temps, Papus a eu l’idée de créer le Premier Ordre Martiniste, en 1887, avec Augustin Chaboseau.

Papus était dans la transmission.

Il a publié  plusieurs revues dont  Le Voile d’Isis  en 1890, L’Initiation (1888-1912), puis  Mysteria (1913–1914).

Il a organisé des cours et des conférences afin de faire découvrir aux chercheurs les valeurs de l’ésotérisme occidental.

Il est devenu  l’ambassadeur de  l’Ordre Martiniste.

 Il  a mis en place des cours sous le nom de « la  Faculté Libre des Sciences Hermétiques ».

Ceux-ci  étaient nombreux. Les sujets étudiés allaient de la Kabbale à l’Alchimie en passant par le tarot divinatoire.

La première guerre mondiale a éclaté. Papus a été ramené à la triste réalité.

Volontaire sur le front comme médecin-chef en 1914,  il a contracté la tuberculose.

Deux ans plus tard,  il est mort d’épuisement.

Papus a été enterré au cimetière du Père Lachaise.

Voici une vidéo sur l’histoire de Papus :

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