250 millions de réfugiés climatiques d’ici 2050

Source Fondation Nicolas Hulot

Le réchauffement climatique a des conséquences sur l’équilibre de notre terre et sur celui des hommes.

Les réfugiés climatiques, contraints de quitter leurs terres pour survivre, sont aujourd’hui plus de 22 millions par an.

Les prévisions pour les trente ans à venir sont alarmantes.

 

Le sujet des réfugiés climatiques fait déjà partie de notre actualité.

Il sera mis en avant lors de la XXIe Conférence internationale sur le réchauffement climatique, qui se tiendra à Paris en décembre prochain.

Les réfugiés climatiques sont des personnes qui sont contraintes de quitter leur lieu de vie rendu inhospitalier.

22 millions de personnes déplacées chaque année

Le phénomène n’est pas nouveau, mais il est en voie d’accélération.

Le nombre de réfugiés climatiques – appelés aussi réfugiés environnementaux – était de 22 millions en 2013.

Sur ces 22 millions de personnes déplacées, 31 % l’ont été à cause d’inondations terribles et 69 % en raison de catastrophes météorologiques telles que des tempêtes, des ouragans et des typhons.

Les réfugiés climatiques sont ainsi trois fois plus nombreux que les réfugiés de guerre.

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Les pays où nous assistons le plus souvent à des déplacements de population en raison de problèmes environnementaux sont les Philippines, la Chine, le Pakistan, le Nigeria, le Bangladesh, le Japon, et l’Afrique subsaharienne en général.

Il y a aujourd’hui deux fois plus de réfugiés climatiques dans le monde qu’en 1970.

Les prévisions pour les trente ans à venir sont très alarmantes.

Selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), les perturbations climatiques vont engendrer des mouvements de population d’une ampleur sans précédent.

On estime ainsi que 250 millions de personnes (au bas mot, car certains experts chiffrent le nombre de migrants climatiques à près d’un milliard) seront réfugiées climatiques d’ici 2050.

Montée des eaux, surpopulation…

Les prévisionnistes ont répertorié les zones sensibles qui vont subir de plein fouet ce phénomène : au Bangladesh par exemple, la montée des eaux pourrait inonder 17 % de la surface des terres et repousser ipso facto un cinquième des 153 millions d’habitants.

 En Indonésie, 2000 îles risquent d’être submergées par cette même montée des eaux. Autres phénomènes inquiétants : le désert avance au Tchad et en Chine tandis que le dégel des sols en Sibérie et en Alaska s’accentue.

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Les Iles Fidji et Tuamotu dans le Pacifique et les Maldives dans l’océan indien sont sous surveillance.

Ces terres subissent des inondations à répétition. Ceci est dû notamment à la montée du niveau des océans.

D’ici quelques dizaines d’années, des milliers de personnes habitant ces lieux seront obligées de fuir pour survivre ailleurs.

Précisons que l’accroissement de  cet afflux de réfugiés climatiques est dû au réchauffement climatique, mais aussi aux problèmes démographiques. C’est là qu’intervient le terme de surpopulation.

La population mondiale a augmenté de 100 % depuis 1970.

La population urbaine, elle, a littéralement explosé (plus de 300 % par rapport à cette même date).

Les populations se sont souvent concentrées dans des villes situées en grande partie dans des zones à risque.

La conjugaison de ces deux paramètres donne vie à des situations très inquiétantes.

Reconnaitre notre responsabilité

Notre pollution industrielle entache Mère nature.

La terre réagit violemment et elle jette des gens en exil.

Encore une fois, ce sont les pays les plus pauvres du monde, qui subissent les conséquences de nos actions.

Certaines voix commencent à s’élever.

Hubert Reeves, astrophysicien et écologiste, qui a écrit un excellent article sur le drame des réfugiés climatiques, dans le magazine Le Point le 20 avril 2014, explique : « Que pouvons- nous faire devant cette situation ? D’abord connaître et reconnaître notre responsabilité directe… Faire valoir le principe de pollueur-payeur. Mettre la pression sur les autorités politiques pour accueillir ces réfugiés et compenser le tort que nous leur faisons. C’est notre devoir d’humanité ».

La question des réfugiés climatiques sera un enjeu politique et juridique majeur du XXIe siècle.

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