« Les Friandises philosophiques » d’Armella Leung

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Armella Leung est une jeune dessinatrice branchée sur le courant du développement personnel. Elle publie ce mois-ci sa première bande dessinée « Friandises Philosophiques ».

Rencontre.

 Armella, parlez- nous un peu de votre parcours en tant que dessinatrice…

Je m’appelle Armella, j’ai 33 ans. J’ai vécu à Madagascar jusqu’à mes 17 ans et après mon Bac, je me suis installée à Toulouse, puis à Paris pour poursuivre des études supérieures en arts graphiques. J’ai découvert le dessin, et de manière plus générale, tous les arts plastiques au cours de mon adolescence. J’ai exploré très librement la sculpture, le dessin avec l’encre, la craie grasse… J’avais déjà une bonne technicité en la matière.

Au bout de quelques années, j’étais capable, pour citer un exemple, de réaliser des reproductions de Monet. Mon professeur m’a poussée à continuer, à me perfectionner. Au fond de moi, je caressais l’envie de consacrer ma vie au dessin et aux arts plastiques, mais j’étais confrontée à la réalité : il fallait bien vivre et être artiste ne m’apparaissait pas être une voie très sûre. De plus, j’ai vécu à Madagascar, pays où la misère est immense et où la survie est au centre du quotidien.

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En parallèle à vos études supérieures, vous avez découvert de nombreuses techniques de développement personnel…

En fait, mes études artistiques ont été un terrain de développement personnel assez profond.

Arrivée à Toulouse, j’ai suivi une année de mise à niveau d’Arts Appliqués. Il s’agissait de remettre en question tout ce que je croyais savoir pour apprendre à être créative. Apprendre à désapprendre, sauter dans le vide, donner de la place au hasard, lâcher prise, faire confiance dans mon processus créatif, apprécier l’unicité de chaque artiste qui faisait qu’au fond personne n’est en concurrence avec personne, lâcher le passé pour repartir de zéro à chaque projet…

Puis j’ai intégré Estienne, une école d’Arts Graphiques à Paris. Là, j’ai mis un pied dans le monde de la publicité. Et si dans les premiers temps j’étais très motivée, j’ai ensuite vécu une sorte de rejet de ce milieu. Je n’étais pas à l’aise, cela ne correspondait pas à ma propre énergie.

J’ai tenté de m’éloigner de ce chemin.

J’ai terminé mon école de graphisme, j’ai ensuite intégré une formation d’animation 3D (qui a débouché sur l’obtention d’un Master) durant laquelle j’ai pu laisser parler ma fibre artistique. J’ai donné vie notamment à une installation interactive qui a connu un vif succès : “L’Oreiller Rêveur” Il s’agissait pour schématiser, d’un oreiller sur lequel étaient projetées des images. L’oreiller était muni de capteurs sensoriels, qui le rendaient interactif, et on avait ainsi l’impression d’explorer différents mondes oniriques en le caressant.

Cette installation a été primée dans de nombreux salons internationaux dédiés aux nouvelles technologies. J’ai ainsi pu voyager aux États-Unis, au Liban, au Japon et dans bien d’autres pays encore.

De retour en France, j’ai senti qu’il fallait que je reste dans le domaine de la créativité.

Mais j’avais envie de me rapprocher de ma nature profonde, d’entrer à l’intérieur de moi-même. J’ai toujours été passionnée par les mystères de la vie. J’ai besoin de nourriture spirituelle, philosophique et scientifique. C’est vital pour moi. Une sorte de nourriture qui me permet d’avancer plus librement.

Ayant trouvé un emploi dans l’animation, j’ai eu un peu de temps libre pour me consacrer au développement personnel, aux médecines douces et à bien d’autres choses encore.

Durant ces années, j’ai fait de belles découvertes. Elles m’ont confortée sur mon chemin personnel.

J’ai suivi des stages de taï-chi intégral avec Maître hang truong. Il s’agissait d’un mélange de taï-chi, de qi gong, de yoga et de méditation. J’ai pu explorer le monde de l’énergétique.

J’ai également suivi un stage avec Bernard Alonzo qui est spécialiste de la permaculture humaine. J’ai pu apprendre quelques principes de base de développement personnel, sur la manière notamment de « vivre ensemble », sur l’interdépendance profonde qu’il y a entre tous les êtres. J’ai également eu la joie de rencontrer Maurice Chaudière, un poète des temps modernes, qui m’a fait prendre conscience de l’importance de l’éducation pour changer le monde.

Vous publiez votre première Bande Dessinée « Friandises Philosophiques ». Comment est née cette création ? Quelle est sa trame ?

Je ressentais profondément l’envie de partager mes découvertes, et je me disais que la BD était un vecteur idéal pour faire passer des messages et des informations simples. Je me suis mise à l’oeuvre. J’ai imaginé un personnage aux traits épurés afin que le lecteur puisse s’identifier à lui.

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En 2012, j’ai lancé mon blog conscience-quantique.com , dont les concept est de proposer des bandes dessinées philosophiques et pratiques, pour explorer des thèmes comme la physique quantique, la médecine alternative, mais aussi les Arts-Martiaux, la non-dualité, le pouvoir de la pensée, etc. Quelques lecteurs ont commencé à me suivre.

Et puis, début 2015, il s’est passé un miracle : une de mes BD a été grandement partagée sur les réseaux sociaux (plus de 10 000 like). C’est ainsi que Aline de Pétigny des Editions Pourpenser m’a découverte, et m’a tout de suite proposée de publier chez eux !

J’ai sélectionné quelques thématiques qui me tenaient à coeur comme « qu’est-ce que la méditation ? », « Le pouvoir de la pensée », La non dualité expliquée par les ondes », « Le temps n’existe pas », « Les cinq langages de l’amour » et j’ai dessiné.

« Friandises philosophiques » est ainsi né. Ce sont des tranches de vie que je partage avec les lecteurs. Les enseignements que j’ai reçus, je les restitue sous le prisme de mon art. C’est une façon de faire circuler une information et donc une énergie.

Dans cette bande dessinée, je mets à l’honneur des personnes qui m’ont ouvert des portes sur des mondes méconnus.

Bien entendu, je pense déjà à une suite à cette première bande dessinée. Il existe tant de sujets à explorer ! J’ai également le projet de sortir une autre bande dessinée qui sera dédiée à la thématique des émotions.

 Pour l’heure, je savoure la sortie de ces « Friandises philosophiques ». Je suis heureuse de les avoir entre les mains. Je continue aussi à alimenter mon blog, et je collabore en tant qu’illustratrice avec des personnes qui ont des choses à dire. À ce titre, j’ai illustré le conte « Trouver sa note » de Laurence Chappé qui est spécialisée en thérapie quantique. Ce recueil explique comment chacun peut trouver sa propre vibration dans ce monde qui ressemble à une partition de musique. Ce conte peut être téléchargé gratuitement sur mon blog.

La toute prochaine BD à paraître (fin 2015) est une co-création avec Lulumineuse : une adaptation de ses modes d’emploi de la médiumnité en bande-dessinée.

En janvier prochain, sortira une bande dessinée co-créée avec Claire Thomas. Elle nous invitera à découvrir ce qu’est le karma.

La vie, avec ses surprises, ses lots de hauts et de bas, continue chaque jour de m’enseigner. Actuellement, j’apprends de plus en plus à vivre dans la joie et la sérénité qui sont des éléments qui favorisent la créativité.

Vous pouvez trouver la bande dessinée : « Friandises philosophiques », d’Armella Leung sur le site www.pourpenser.fr ou sur le blog d’Armella www.conscience-quantique.com

Voici  une interview réalisée par Claire Thomas sur Armella :

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