Les croyances des Gaulois

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La religion des Gaulois est assez méconnue. Et pour cause : les Gaulois n’écrivent pas, ou très peu. Les chercheurs n’ont donc que la solution de recourir à l’archéologie, pour essayer de découvrir le monde ésotérique des Gaulois.

Quand un français parle de Gaulois, il a forcément une petite pensée pour Uderzo et Goscinny…

Cet article est l’occasion de leur faire un petit clin d’œil, en comparant leur œuvre aux découvertes archéologiques actuelles.

Des druides à la Panoramix ?

Les druides sont des hommes sages et très influents. Ils sont philosophes, guérisseurs, juges, devins. Érudits, leur apprentissage dure 20 ans. Ce sont les rares personnes à savoir lire. Les druides préfèrent néanmoins transmettre leurs connaissances oralement.

 

Les Gaulois sont un peuple de la parole, pas de l’écrit.

Les druides sont présents lors des cérémonies religieuses. Ce sont eux qui autorisent ou non leurs congénères à honorer les dieux. Ils peuvent ainsi punir certains éléments de la tribu, en les excluant des rituels religieux. C’est une forme ancienne de l’excommunication des Chrétiens.

Comme dans la bande dessinée, une des grandes cérémonies à laquelle ils prennent une part active est celle de la cueillette du gui. Le druide est alors vêtu d’une robe blanche et armé d’une faucille d’or.

 

Et Assurancetourix, le barde ?

Eh bien ici encore, les auteurs d’Asterix sont bien renseignés. Le barde gaulois trouve toute son importance dans l’oralité de cette culture. C’est lui qui transmet l’histoire du peuple et raconte la mythologie…

D’où nos difficultés aujourd’hui à vraiment bien connaître la religion gauloise !

 

Par Toutatis…

Il est difficile de s’y retrouver parmi ce qu’on sait des dieux gaulois. La plus grande difficulté réside dans le fait que les Gaulois adoptent une grande quantité de noms différents pour désigner chaque dieu. Ces noms seraient en réalité des surnoms, que les Gaulois utilisent afin de ne pas nommer directement le dieu qu’ils mentionnent. Ils parlent ainsi du « Divin Corbeau » ou du « Grand Cavalier » de « La Rouge », etc.

Cette tactique sert à ne pas offenser le dieu en ne prononçant pas inutilement son nom (comme pour les Juifs et les Chrétiens dans l’Ancien Testament), mais cela sert également à cacher le vrai nom du Dieu aux ennemis, qui ne pourront ainsi pas le maudire.

Aujourd’hui, on soupçonne que le nom Teutatès désigne en réalité plusieurs dieux, car cela signifie « Le dieu de ma tribu ». 

 

Quelques grandes divinités

Une des sources les plus utilisées au sujet des Gaulois est écrite par un Romain bien connu : Jules César. Tout le problème, quand on lit sa Guerre des Gaules est de démêler ses observations réalistes de ses adaptations « politiques » pour se faire bien voir de ses congénères Romains.

On sait donc ainsi qu’un des principaux dieux des Gaulois ressemble fort à Mercure, à ceci près que le dieu Gaulois (peut-être Lugh, important aussi en Irlande) est celui qui a créé toutes choses.

On retrouve ainsi le nom Lugh dans de nombreux noms de lieux : Lugdunum, Lugus, Lugenicus…

Une autre grande « star » du panthéon gaulois est Cernunnos.

Il s’agit d’un homme d’âge mûr, au front orné de bois de cerf, souvent accompagné d’un serpent à tête de bélier. Ses représentations nous rappellent combien la nature est importante : on le voit volontiers assis en tailleur, accompagné d’animaux sauvages. On ignore son rôle dans la vie des Gaulois. On pense à un dieu un peu semblable à Dionysos, veillant sur les rythmes saisonniers et la puissance sexuelle de la reproduction.

Les déesses ne sont pas en reste, avec Epona par exemple.

Epos signifie cheval dans la langue des Gaulois. Epona monte un cheval en amazone, et tient une corne d’abondance.

C’est une mère, elle veille à la fertilité des hommes et de la terre. On pense aussi que la cavalière escorte les défunts vers l’Autre monde.

Epona plaît beaucoup aux Romains, qui décident de l’intégrer dans leur panthéon, comme ils en ont l’habitude quand ils découvrent d’autres dieux (Isis l’Egyptienne est très populaire à Rome).

Le banquet final d’Asterix

Ici encore, les auteurs de la célèbre bande dessinée sont bien renseignés. Un des rituels religieux les plus importants est celui du repas pris en commun. Les festins ont lieu dans les sanctuaires, ils célèbrent souvent la fin des batailles.

Comme en Grèce ou à Rome, on sacrifie d’abord l’animal en l’honneur des dieux, puis les parties non comestibles brûlent afin de « nourrir les dieux ». Enfin le reste de l’animal est partagé entre les convives.

Et comme en Grèce ou à Rome encore, les Gaulois font des libations : on verse du vin au sol ou dans des fosses, afin d’abreuver les dieux.

 

La religion gauloise est donc méconnue mais laisse entrevoir la grande importance de la nature et des rituels sociaux.

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